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La biodiversité des espèces vivantes et de leurs caractères génétiques sont définis par trois niveaux de complexité : - 1. la biodiversité écosystémique caractérise la diversité globale des biocénoses et des biotopes - 2. la biodiversité spécifique caractérise la diversité des espèces - 3. la biodiversité génétique caractérise la diversité des gènes au sein d'une espèce. 1. La biodiversité écosystémique Les différentes espèces composant un écosystème interagissent et dépendent l'une de l'autre, un flux d'actions et des rétroactions (feedback) affectant toutes les communautés. L'homme peut difficilement bouleverser tout un écosystème mais grâce à sa technologie il peut malgré tout le modifier de manière permanente à l'échelle régionale (50000 km2), notamment en construisant des barrages hydrauliques plus vastes que la Belgique. Dans le cas du barrage des Trois Gorges construit sur le Yangtsé, en Chine, l'homme a détruit à la fois la biocénose et le biotope de millions d'individus représentant quelque 5000 à 7500 espèces d'organismes qui vivaient jusque là en symbiose ! 2. La biodiversité spécifique C'est la diversité la plus visible, celle que l'on voit autour de nous dans diversité des espèces. Elle est maximale dans la jungle des forêts tropicales (milieu terrestre) et les récits coralliens (milieu marin). On dénombre actuellement dans le monde entre 1.4 et 1.8 millions d'espèces animales et végétales connues et nommées, dont la moitié soit 751000 espèces sont des insectes. Il existe 281000 espèces animales et 248000 espèces végétales connues. Par comparaison, il n'existe que 4500 espèces de mammifères. Actuellement, on découvre entre 15 et 17000 nouvelles espèces chaque année, principalement dans le monde des insectes et des invertébrés marins. Tenant compte des centaines de milliers d'espèces de virus, bactéries, champignons et autres protozoaires, on estime que le nombre total d'espèces vivant aujourd'hui sur Terre oscille entre 5 et 30 millions, on cite même le chiffre de 100 millions d'espèces. A côté de cette biodiversité, la seule espèce d'être humain, l'Homo sapiens sapiens, devrait donc relativiser sa préséance même si dame Nature lui offrit le droit à la parole et le dota d'une intelligence dite supérieure. Visiblement nous manquons encore parfois de sagesse pour tirer tous les avantages de ces facultés. Certaines espèces sont dites "endémiques", c'est-à-dire qu'elles ne vivent que dans une région spécifique et on ne les trouve nulle part ailleurs. C'est notamment le cas du gorille des montagnes, du panda ou du tigre du Bengal. Ces animaux sont incapables de s'adapter et de survivre dans un autre biotope. Panda Cams : San Diego - Smithsonian - Atlanta - Wolong
Dans le cas du panda géant, emblématique des espèces en péril, ce gros nounours ne se nourrit que de jeunes pousses de bambou (près de 40 kg par jour) que l'on ne trouve que dans les forêts fraîches et humides des hautes montagnes sub-alpines situées à l'Ouest de la Chine. Sa survie comme celle de toutes les espèces endémiques est conditionnée par la conservation de leur biotope. De plus, dans le cas du panda géant, il migre en été vers les zones d'altitude et n'aime pas la proximité des hommes. Il ne se reproduit qu'entre mars et mai, encore faut-il que tous les individus trouvent un partenaire et suffisamment d'espace pour vivre. Enfin, il est victime de braconnage, autant de causes qui ont provoqué la chute de sa population. Aujourd'hui le WWF en collaboration avec le Ministère chinois de la Forêt construisent 14 réserves pour y préserver les derniers pandas et aménagent 5 couloirs pour relier entre eux les derniers habitats. Le rôle du WWF et de la CITES L'exploitation intensive des ressources et en particulier des forêts et la mainmise de l'homme sur les biotopes vierges a contribué à l'extinction quasi totale des espèces endémiques qui par ailleurs présentent souvent un taux de fécondité très faible. S'ajoute à cette exploitation intensive des ressources naturelles, le braconnage et le commerce illégal de la flore et des animaux sauvages. Chaque année ce commerce rapporte 40 millions d'euros aux trafiquants. Dans le but de contrôler le commerce des espèces et de protéger celles en voie d'extinction, la Convention de Washington est entrée en vigueur le 1er juillet 1975. On la connaît également sous le nom de CITES, la Convention sur le Commerce International des Espèces de faune et de flore sauvages Menacées d'Extinction. En complément, TRAFFIC, un programme commun du WWF et de l'Union Mondiale pour la Nature (IUCN) veille à ce que le commerce des espèces sauvages ne menace pas leur état de conservation. A consulter : les Annexes I, II et II de la CITES La liste des espèces menacées d'extinction par le commerce international et protégées
Toutes les espèces endémiques font aujourd'hui partie des espèces en voie d'extinction et sont listées à l'Annexe I de la Convention CITES dont voici les critères. D'autres espèces, telle la baleine (petit rorqual) devraient y figurer, mais le Japon et la Commission Baleinière Internationale s'y opposent sous des prétextes pseudo-scientifiques. Bientôt ce sera le tour des phoques vivant dans les eaux du Canada qui perdent leurs territoires de reproduction en raison du réchauffement climatique (la banquise disparaît et les jeunes se noient) et de la chasse cruelle dont ils font l'objet. Consultez l'article suivant pour plus de détails sur la chasse aux bébés phoques. Voyons à présent la troisième forme de diversité, la biodiversité génétique. Si vous faites votre marché, vous la connaissez également très bien. Prochain chapitre
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