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Le défi des OVNI Le
guide du témoin et de l'enquêteur (II) Celui
ou celle qui observe un OVNI sera confronté à la présence d'un
objet inhabituel. Si cela devait vous arriver - et vos chances
semblent loin d'être nulles - autant que votre démarche soit la
plus rigoureuse possible, si vous souhaitez retirer de votre
observation autre chose qu'une simple anecdote. Votre observation
peut révéler un phénomène que la science connaît déjà. Elle
pourra essayer de l'expliquer et poser de nouvelles hypothèses de
travail. Si le phénomène est inconnu, votre OVNI sera un défi
pour la science. Dans
ce contexte voici quelques recommandations en complément de ce qui vient
d'être énoncé. Jusqu'en 2000, la SOBEPS proposait "un guide de
l'enquêteur", un questionnaire d'environ 200 questions auxquelles
doivent se soumettre les témoins. Si vous assistez à un phénomène suspect, voici ce qu'il convient de faire. Soyez très vigilant, tous vos sens doivent être en éveil. Aux moments clés (changements de couleurs, de position, de bruit, etc.) noter l'heure, la durée du phénomène, sa position dans l'espace (par rapport aux points cardinaux, aux étoiles). Evaluer sa distance vis-à-vis de repères fixes, en fonction de l'ombre ou de la lumière qu'il porte sur les objets. Déterminer sa vitesse, ses dimensions, sa couleur. Le phénomène vous semble-t-il impalpable, vaporeux ou solide. Emet-il de la lumière ? D'où sort-elle ? Est-elle réfléchie par une autre source ou l'objet est-il intrinsèquement lumineux ? Faites attention à la présence ou à l'absence de bruit, vérifier son origine, évaluer sa progression. Sentez-vous une odeur, quantifier vos sensations. Voyez-vous de la fumée, un halo, quelle est sa couleur, son origine ? Dégage-t-il des ondes de chaleur ? Tenter de localiser sa source. Vous rappelle-t-il un objet connu ? Essayer de comparer sa forme et ses déplacements à quelque chose que vous connaissez. Distinguez-vous des détails ? Dessinez-le précisément, si possible sans interpréter ce que vous voyez; une ligne n'a jamais représenté une succession de points, un halo n'a jamais de contours bien défini. Si vous en avez l'occasion, photographier ou filmer le phénomène le plus longtemps possible, ces documents compléteront vos esquisses. Si l'observation se répète la nuit, munissez-vous d'une lampe halogène, d'un film couleur rapide, d'un appareil photo numérique ou d'une caméra professionnelle qui captera mieux encore qu'un appareil grand public la forme de l'objet ou sa faible luminosité. Prenez un trépied pour la stabilité de vos images et pensez à utiliser le micro incorporé à l'appareil photo numérique ou la caméra pour enregistrer le son de l'objet (éviter de parler). Si vous pouvez disposer d'équipements scientifiques, enregistrez le phénomène dans différents rayonnements (infrarouge et monochromatiques visibles), placez un réseau de diffraction sur votre objectif et de nuit munissez-vous d’un amplificateur d'images. Si les moyens vous le permettent - avis aux universités - équipez une camionnette ou un avion léger d'un analyseur de spectre, de paraboles pour capter son spectre sonore, d'enregistreurs gravimétrique et magnétique. Communiquer
votre témoignage à la gendarmerie ou auprès des groupements compétents.
S'il s'agit d'une rencontre du 2eme type,
ne faites pas de prélèvements. L'objet que vous ramasserez peut-être
contaminé par des résidus solides, un liquide ou un rayonnement. Laissez
le soin de prélever des échantillons à des spécialistes mieux équipés
que vous et moi. Localiser et déterminer les effets sur l'environnement,
les réactions ou les symptômes éventuels sur les êtres vivants.
Vérifiez
le fonctionnement des systèmes électriques ou magnétiques (lampe,
moteur, boussole, radio, montre, téléphone, GSM, ordinateur, etc.). Délimiter
la zone, recouvrez-la s'il fait humide mais ne la couvrez pas avec des
substances dégradables. Porter votre témoignage au plus tôt à la
gendarmerie. Dans
le cas d'une rencontre du 3eme type, vous serez peut-être seul
à pouvoir juger de la situation et du comportement à adopter. Essayez
d'identifier le phénomène car il pourrait s'agir d'un objet terrestre
mais peu connu, un avion expérimental ou un débris par exemple. Si
l'objet ne paraît pas d'origine terrestre, il va
sans dire que nous n'encourageons pas le contact. Restez à couvert le
temps de l'observation. Si vous en avez le
courage et sans témérité, il serait judicieux de trouver des
"preuves" (photographiez ou filmez-le, enregistrez le son qu'il
émet éventuellement, trouvez des fragments d'objet, des
traces). Si
l'observation dure longtemps, il est impératif de prévenir d'urgence les autorités, médias
compris, car ce type de rencontre est exceptionnel et mérite le déploiement
de toutes les ressources et instruments d'analyse. Il est donc légitime
de prévenir les autorités, au risque de provoquer des "dérapages"
dans les médias et dans l'esprit des gens. Se déroulant en temps réel,
le témoignage de nombreux témoins-oculaires est primordial, et si
possible de personnes de formation supérieure technique (ingénieur).
C'est d'autant plus vrai si le témoin refuse de porter son témoignage
par devoir de discrétion ou si sa fonction exige qu'il reste anonyme. Il
sera aussi plus facile de confirmer vos dires si vous êtes accompagnés.
Le fait de pouvoir recouper vos indices apportera du crédit à votre témoignage
et permettra aux scientifiques de considérer ces valeurs empiriques
comme suffisamment convaincantes pour ne pas les contester et ils pourront
tenter de comprendre votre observation. Témoignage
n'est pas preuve Il faut cependant souligner l'erreur souvent commise de considérer les témoignages comme réels puisque sincères, ils plongent les médecins psychiatres dans un abîme de réflexion. Ce comportement concerne tout le monde. Nous avons l'exemple récent du physicien français J-P. Petit. Il tenta d'expliquer le déplacement étonnant des OVNI par une théorie basée sur la magnétohydrodynamique qui, il est vrai, explique certains phénomènes et a déjà trouvé un certain crédit, notamment en propulsant un prototype de catamaran japonais. J.-P. Petit expliqua même, documents écrits à l'appui, comment les extraterrestres, les "Umnites" comme il les appelle peuvent se déplacer plus rapidement que la vitesse de la lumière. Sans accorder de crédit à son travail, sachez que selon sa théorie dite gémellaire, les Umnites seraient capables de tirer partie des tunnels de l'espace-temps - les fameux "trous de vers" quantique mais à l'échelle astronomique - profitant de ces raccourcis pour rejoindre des régions séparées dans l'espace, et ainsi apparemment se déplacer plus rapidement que la lumière... C'est en tous cas de cette manière que J.-P. Petit explique l'histoire du débarquement des Umnites en France, un matin de 1950. Suite à la réception dite accidentelle d'un message en Morse envoyé par un navire norvégien un peu plus de 16 ans auparavant. (1934), les Umnites auraient débarqué sur Terre pour voir de quoi il en était. Venant d'Ummo située à 14.2 années-lumière, nos visiteurs seraient parvenus sur Terre à bord de trois soucoupes volantes en profitant des "trous de ver" après un voyage spatial qui n'aurait duré que 6 mois. Ils auraient atterri en France, près de Digne, le 8 mars 1950 à 4h17 TU du matin. Entre 1966 et 1994, Fernando Sesma, un amateur espagnol féru d'ésotérisme, reçoit des milliers de lettres (on évoque entre 150 et 3850 documents) d'Umnites et d'autres extraterrestres traitant de science, de philosophie, etc. La rumeur fera le reste et J.-P.Petit entrera en ufologie. Mais il est vraiment dommage que parmi tous ces documents la NASA n'ait pas récupéré les plans de leurs moteurs pour construire la fusée Saturn V ou ceux des sondes spatiales qui se déplacent péniblement à quelques dizaines de km/s ! Malheureusement pour l'auteur et J.-P. Petit qui se prit à ce jeu, ces lettres et ces fantaisies mathématiques n'ont jusqu'à présent portée que de l'ombre à leurs auteurs et n'ont pas encore retrouvé leur propriétaire dans l'univers. Mais qui sait, la lumière touchera peut-être les audacieux si elle ne se heurte pas à la rigueur scientifique. Mais trêve de plaisanterie. Cette imagination débridée va en effet à l'encontre de la démarche scientifique car elle est fondée sur des travaux dont les sources - pour le moins discutables - sont, comme sa théorie, impossible à vérifier. Pour être tout à fait exact, les physiciens nous disent que ces fameux "trous de vers" n'existent qu'en dessous de l'échelle de Planck, c'est-à-dire qu'ils ne concernent qu'un monde inférieur à 10-33 cm, aujourd'hui inaccessible car de loin inférieure à la dimension des particules subatomiques ! Quant à imaginer que l'on puisse fabriquer, ou même capturer et étendre un tel "trou de ver" à l'échelle macroscopique, tout cela est spéculation pure et soutenu par aucune théorie. A d'autres époques des professeurs Nimbus moins loufoques ont déjà été remerciés par leur autorité. La communauté scientifique ne peut accorder son crédit à de telles élucubrations. Comme
le dit avec humour et clairvoyance son collègue américain, le physicien
théoricien Paul Davies[9]
à propos de la
possibilité d'entretenir des trous de vers, "aucune proposition
pratique n'a encore été faite. Peut-être réside-t-elle au-delà des
capacités des ingénieurs de la civilisation la plus avancée du cosmos,
même considérant que les galaxies regorgent de vie". Plus sérieusement,
il conclut : "En fait, la motivation réelle qui nous fait étudier
ces sujets est de savoir si les lois de la physique permettent, en
principe, d'explorer le temps. C'est une question très importante, car
s'il est possible de voyager dans le passé dans n'importe quelle
condition, cela pourrait concerner la physique elle-même". Adios
Umnites, les pendules sont ainsi remises à l'heure ! Mais J.-P.Petit ne s'arrête pas à ces spéculations fondées sur de faux témoignages. Il affirme également que les documents Umnites mentionnent que leur planète "Iumma", "Ummo" en français, "est localisée sur Wolf 424, [...] une étoile froide [...] et gravite sur une orbite elliptique d'excentricité 0.07833 et d'une période de 3.8 ans)". Si l'auteur était un scientifique comme il se prétend, il aurait au moins pris le soin de vérifier ses sources et au besoin les chiffres évoqués. Car malheureusement pour J.-P. Petit et ses émules, en 1996 le Télescope Spatial Hubble a photographié et analysé cette étoile à des fins scientifiques.
Wolf 424 est située dans la constellation de la Vierge à 14.2 années-lumière. Elle est classée depuis longtemps parmi les étoiles éruptive de type UV Ceti (de la famille FL Vir, à ne pas confondre avec les étoiles Wolf-Rayet). C'est une étoile variable très instable, qui entre en éruption suite à mécanisme maser (amplification cohérente du rayonnement micro-onde) en moyenne 4.5 fois par heure avec des éruptions qui peuvent durer 15 minutes. Leur intensité est de l'ordre des éruptions solaires. Toutefois, contrairement au Soleil, Wolf 424 rayonne jusqu'à 10% de son rayonnement en UV, une intensité probablement inconciliable avec une vie évoluant sur une planète proche. Mais ceci n'est encore qu'un détail. Le document Umnite en question parle également d'étoile simple, isolée, or autour de Wolf 424 orbite pas moins de deux étoiles naines rouges d'environ 0.14 M¤, un fait relativement rare que les Umnites n'auraient pas manquer de rapporter. Mais ils ne l'ont pas fait tout simplement parce que la vie est impossible sur ce genre d'astre. Enfin, il est également impossible que dans un système à trois corps les orbites soient elliptiques en raison des interactions gravitationnelles. Cela, monsieur J.-P.Petit, on le sait depuis Newton et beaucoup d'étudiants du secondaire le savent, même ceux que vous qualifiez dans vos courriers "d'imbéciles".... Mais peut-être vous trompez-vous de cible devant autant de contradictions. Malheureusement certaines personnes naïves trouvent encore matière à le supporter, moralement ou financièrement. J.-P.Petit aurait mieux fait de ne pas s'écarter de son champ d'étude, qui reste un domaine passionnant. Comme le disait le journaliste Serge B. dans une lettre qu'il m'adressa "J.-P.Petit est à peu près aussi spécialiste de la magnétohydrodynamique que je le suis de l'observation des étoiles variables. Il s'est littéralement approprié le sujet ! Sa lucidité scientifique lui a d'ailleurs fait étudier des années (décennies) durant des manuscrits venus d'une autre planète, qui avaient été rédigés... par le KGB". Et de poursuivre, "Les rues de nos villes - sans parler évidemment des asiles - regorgent de gens persécutés, futurs maîtres du monde, ou descendants de Ramsès 2, 3 ou 4. La paranoïa, est en l'occurrence, et J.-P.Petit en est, entre autres, un vibrant exemple, du côté des ufologues...". Ce cas n'est pas unique, le célèbre Adamski en est un autre. C'est la raison pour laquelle nombreux sont les chercheurs, et les astronomes en particulier qui, en attendant mieux, se rangent du côté des psychologues, étudiant les Umnites de J.-P.Petit et leurs soucoupes volantes comme ils auraient pu, en d'autres temps, s'intéresser aux lutins, aux fées ou aux sorcières... Nous devons toutefois insister sur le fait qu'il n'y avait pas alors, de F-16, ni de "lock-on", ni encore de radars. Ceux qui ont assisté à ce genre de démonstrations considèrent que leurs manifestations sur Terre, sont, elles aussi, bien réelles... Qu'en déplaise aux ufologues, jamais les notifications d'OVNI n'ont apporté de preuves concrètes, de textes, de matériaux qui nous aideraient à trouver une ébauche de solution. Seules ci et là des herbes ont été calcinées, la peinture des voitures s'est oxydée ou le sol est devenu aride durant des années pour une raison inconnue. Les rares matériaux récoltés remontent à l'incident de Roswell (New Mexico, 1947) et restent controversés pour ne pas dire dignes d’un bon canular. Dans tous les autres cas, il s'agissait de vulgaire casque en cuivre, de boulons ou de crêpes. Plus rarement des personnes ou des animaux ont été brûlés, irradiés, intoxiqués ou ont disparu en s'approchant d'un OVNI. Bien sûr dans ces quelques cas, il est difficile de s'imaginer que ces victimes aient prémédité leur action. Quelques scientifiques, opposés au phénomène OVNI en général, en appellent à l'hypothèse "sociopsychologique", au fait que les témoins sont mis involontairement en conditions suite aux émissions télévisées, aux lectures des ouvrages de science-fiction, à leur bagage intellectuel enfin. Cette hypothèse considère toutes les notifications d'OVNI comme des hallucinations, des projections mentales d'images idylliques ou violentes issues de l'inconscient collectif. Ainsi que nous le verrons dans un autre article, cet argument n'est valide que dans les limites d'un témoignage empirique. Mais ici encore, il est difficile d'admettre qu'un ingénieur en aéronautique ou un météorologiste par exemple ait été trompé par un engin terrestre ou un phénomène atmosphérique, surtout si cette observation est rapprochée. Dans tous les cas il serait très mal placé de leur faire subir un examen psychiatrique pour confirmer leur bonne foi ! Dès le moment où des mesures sont effectuées, une analyse radar, un enregistrement magnétique ou spectral, pour peu que ces mesures soient répétées ou durent suffisamment longtemps, l'explication sociopsychologique sera écartée. Mais une photo ou un film aussi parfait soit-il ne prouve rien. Pour que ces documents aient un sens, il faut considérer leur contexte et analyser le récit des témoins. On considère en général qu'une observation sur dix est consignée dans les archives des associations. La majorité des observations échappe donc aux recherches et les scientifiques perdent là de précieuses informations. Cette raison s'ajoute aux autres pour confirmer une fois de plus que chacun devrait porter son témoignage aux associations compétentes, y compris les personnes sensibles au ridicule tels que les scientifiques ou les membres des services publics. Quand les témoignages portent préjudices Certains témoins-oculaires ont déjà refusé de témoigner où ont préféré rester anonyme de peur du ridicule ou pour des raisons liées à leur emploi et leur position sociale. Si
certains comptes-rendus et spéculations hardies prêtent de fait à sourire, rappelons toutefois que le mépris
des preuves peut avoir quelquefois des conséquences dramatiques pour
son auteur. Je ne voudrais citer qu’un seul exemple, typique de cette
attitude. Le
17 août 1973 vers 22h, le seul policier de la petite ville de Falkville
en Alabama, Jeff Greenhaw[10]
reçut un coup de
téléphone à son domicile. Une femme venait d’observer un objet muni
de lumières clignotantes atterrir dans un champ à l’ouest de la ville.
Etant donné qu’il y avait un certain nombre de notifications d’OVNI
dans le comté de Morgan, Greenhaw pris avec lui son appareil Polaroïd et
alla avec sa voiture jusqu’au lieu indiqué. A
3 km de la ville, il rencontra au milieu de la route une créature toute
de métal vêtue et mesurant 2 m de haut. Il sortit de sa voiture et salua l’étranger.
Mais il ne répondit pas. L’agent retourna à sa
voiture, prit son Polaroïd et prit 4 photographies du visiteur. Il
retourna à sa voiture et déclencha son gyrophare bleu. A cet instant la
créature se retourna et commença à courir le long de la route. Greenhaw
sauta dans sa voiture pour essayer de le rattraper. Roulant à 60 km/h, il
ne parvint pas à le rejoindre. La créature courait plus rapidement
qu’un être humain. Arrivé dans un tournant, la créature s’évanouit.
Greenhaw se rappela que la créature se déplaçait comme un robot et
courait à grandes enjambées. Après
avoir relaté son histoire à la télévision NBC, Jeff Greenhaw commença
à avoir des problèmes. En l'espace des deux semaines qui suivirent, le moteur
de sa voiture s’enflamma, sa femme le quitta et un incendie brûla sa
caravane, détruisant les photographies. Sans parler des insultes et
autres injures dont il fera l’objet, Greenhaw fut contraint de quitter
son poste de Chef de la Police. Comme
il le dira à ceux qui pensaient qu’il s’agissait d’un canular : “Ainsi
maintenant j’ai perdu ma voiture, ma femme, ma maison et mon travail. Je
pense que j’irai là où je pourrai trouver un autre emploi”. Les
canulars vont rarement si loin... Curieux paradoxe quand on sait que le
but du pauvre Jeff n’était certainement pas de risquer son avenir en
relatant cet incident. La détection des OVNI Avec l'accumulation des témoignages et les progrès techniques, certains scientifiques se sont demandés pourquoi les OVNI n'étaient jamais détectés par les observatoires radioastronomiques, les astronautes ou les vigiles du NORAD ? Les OVNI ne doivent-ils pas venir du ciel avant de survoler nos cités ?... Prenons le parti de croire que ces instituts n’ont effectivement presque jamais rien relevé d’anormal; quelques documents existent bien et furent publiés, quelques rapports ont été communiqués au public mais ils se comptent sur les doigts d’une main, officiellement. Bien que les réseaux de récepteurs utilisés par les professionnels de la surveillance soient en mesure de détecter les plus faibles signaux, allant du signal de la télécommande toute proche au réacteur d'un avion furtif qui vole aux antipodes jusqu’au débris d’un centimètre orbitant à 1000 km d’altitude, s'il est aussi vrai que le lobe de sensibilité maximale des radiotélescopes est orienté vers le ciel, la réponse à cette question est toute simple. Chacun sait que la Terre toute entière émet en permanence des émissions radioélectriques, qu'elles soient issues d'une télécommande ou d'un satellite de télécommunication. Plus d'un demi-siècle après les premières émissions, ces champs électromagnétiques s'étendent aujourd'hui bien au-delà des premières étoiles. A travers des milliers de services répartis sur toutes les fréquences du spectre, la Terre s'est transformée en un véritable brouilleur, diffusant ses messages jusqu'à plusieurs dizaines d'années-lumière, jusque Beta Pictoris. A côté de ces émissions artificielles hertziennes qui occupent les bandes radios et TV coexistent celles issues naturellement du cosmos : il s'agit des émissions issues du brasier solaire, de la Voie Lactée, du noyau des galaxies actives, etc. Tous ces rayonnements aboutissent sur Terre. Dès lors, même si les radiotélescopes scrutent le ciel en permanence et que les satellites militaires de surveillance font de même en direction de la Terre, leurs instruments ne pourraient jamais isoler l'écho d'un OVNI dans le tohu-bohu général qui règne sur les bandes, d'autant moins qu'on ignore qu'elle serait son éventuelle signature... Et si cette émission est digitale, elle n'utilisera évidemment pas nos réseaux de communication pour se manifester... En outre, les signaux analysés sont déjà filtrés à la source pour justement éviter toute méprise. Si les radars étaient utilisés sans programmes de contrôle, la moindre voiture, le moindre arbre pliant sous le vent, le moindre nuage de grêle ou le moindre banc d'étourneaux serait un écho et une cible potentielle; leurs écrans brilleraient comme des phares ! Deuxième
problème, sur base de quel protocole, par quels moyens et sur quelles fréquences
allez-vous discriminer ce signal extraterrestre ? Car il ne suffit pas de
“brancher sa radio” et d’écouter ou de brancher un radar et
d'attendre l'écho d'un OVNI... Nous verrons un peu plus loin
qu’il existe des protocoles en bioastronomie visant à définir le
spectre et le type de signal à rechercher. De telles procédures
n’existent pas en ufologie. Une chose doit toutefois être élucidée : les autorités nous cachent-elles des dossiers OVNI top secret ? Nous avons essayé d'expliquer ce qu'il en était à propos de la démarche des militaires. Tout ce que l'on sait, c'est que de temps à autre la NASA fut témoin de phénomènes inexpliqués et les contrôleurs aériens du NORAD ont enregistré des "anges" et des échos non identifiés. Rien dans tout cela permet d'identifier une "soucoupe volante" ou de corroborer la thèse extraterrestre. Pourtant les comptes-rendus font penser que les OVNI nous visitent en permanence. S'ils existent comme nous l'entendons, on peut penser qu'ils devraient laisser des traces sur les bandes magnétiques à l'instant où ils entrent ou sortent de l'atmosphère. La meilleure preuve est que certains satellites de télédétection se sont photographiés entre eux car ils passent les uns au-dessus des autres, je pense en particulier à Spot 5. Quant aux traces d’OVNI, c'est ignorer que les observatoires orbitaux ne détectent que certains rayonnements émis par les objets du ciel ou par les sources terrestres. Rappelons que les détecteurs des sondes spatiales ou des radars ont tous été élaborés pour enregistrer certaines fréquences ou relever certains paramètres, y compris les systèmes dits multispectraux. Qu'un OVNI passe à côté d'eux, ils ne détecteraient peut-être même pas sa présence ! D'autres protagonistes considèrent que si les caméras embarquées peuvent détecter les pluies de météores ou la rentrée des engins spatiaux dans l'atmosphère, elles sont parfaitement capables d’enregistrer les traces laissées par les OVNI. Pourquoi ne le font-elles pas ? Une fois encore, la durée des missions orbitales et l'emploi du temps ne permettent pas de sacrifier ces instants privilégiés à la chasse photographique tout azimut après un sujet par nature non identifié. Enfin
se demanderont certains, comment cela se fait-il qu'avec un réseau
mondial d'observateurs-météorologistes réalisant des observations
synoptiques toutes les heures ou toutes les demi-heures, la rubrique
"divers" de leurs rapports ne fasse jamais mention de
notification d'OVNI ? Il est vrai que ces
professionnels du ciel sont aux premières loges, accumulant au fil des
jours et des nuits des millions d'observations... mais très localement.
De très nombreuses contrées, y compris en Europe, sont ignorées des météorologistes.
En dehors des lieux peuplés, dans les contrées arides, en montagne ou en
mer des balises automatiques enregistrent la température, la pression et
la direction du vent. Ailleurs il faut attendre le passage d'un bateau-météo,
d'un drone ou d'une expédition scientifique pour recueillir ces quelques données.
Les mailles du filet de détection restent donc très lâches, sans
compter le problème lié à la détection d'un rayonnement peut-être inconnu. Faudrait-il en conclure que ces manifestations d'OVNI n'ont rien de "matériel" dans le sens ordinaire ou n'obéissent pas aux lois physiques ? Mais est-ce seulement possible ?
Dans l'état actuel de nos connaissances, tout objet qui se manifeste est matériel par définition[11], y compris les boules de gaz ionisé ou les avions furtifs : ces objets sont constitués de matière, rayonnent et réfléchissent une partie du spectre électromagnétique. Or certains OVNI n'obéissent déjà pas à ce critère puisque même nos radars sont généralement incapables de signaler leur présence alors que le pilote voit l'OVNI juste à côté lui ! Or les deux détecteurs, le radar comme l'oeil, sont sensibles au même spectre électromagnétique, seule la fréquence de leur détecteur respectif change. Il y a donc déjà à ce stade une incohérence et une énigme à résoudre. On peut évidemment imaginer que ces OVNI disposent d'un revêtement "furtif" (métamatériaux ?) ou sont carrément constitués d'une substance peu interactive (par exemple faite de neutrinos piégés) ou de matière exotique (particules supersymétriques, énergie sombre, etc) mais ces concepts représenteraient déjà autant de théories ad hoc pour expliquer la non détection des OVNI alors que l'univers visible regorge de matière bien palpable. On glisse doucement là sur une pente peu orthodoxe qui vise à protéger la théorie extraterrestre en vertu des contradictions du discours. Ceci dit, si nous dédions des détecteurs à ce type de recherche, ils devraient en principe pouvoir enregistrer ces émissions, à l'image des fameux axions (WIMP) des théories de Grande Unification que les physiciens recherchent depuis des décennies et pour lesquels le Fermilab vient justement de fabriquer un détecteur sur mesure. Alors, que sont ces OVNI ? Existent-ils oui ou non ces extraterrestres ? Certains s'avanceront à dire que les OVNI n'ont rien à voir avec les extraterrestres, au grand dam des ufologues. Si on ne veut pas tomber dans l’argument du “complot organisé” ou inversement se retrancher derrière des idées trop rigoureuses et hermétiques à toute ouverture, il serait sage de dire que nous n'en savons rien. Et cela devrait poser un véritable défi aux scientifiques. Aussi n'ayons pas la prétention de répondre en quelques lignes à des questions aussi difficiles. Espérons déjà que cette problématique soit reconnue par la communauté scientifique. Avis aux intéressés. Pour les incrédules ou les rationnels "réfléchis" voyons ce que peuvent nous dire les statistiques. Dernier chapitre
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