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La petite histoire du projet Manhattan Le
projet Manhattan (II)
Nous devons
la bombe atomique aux travaux du physicien Leo
Szilard - qui plus tard s'en voudra d'y avoir participé -
sur base de plusieurs découvertes antérieures : -
La loi de conservation de
l'énergie (E=mc2)
d'Albert Einstein en 1905 -
Les neutrons par James Chadwick en 1932 -
La radioactivité artificielle par le couple Joliot-Curie en 1934. La
première loi signifie que la matière renferme potentiellement
énormément d'énergie. Mais elle ne put jamais être démontrée avant
les premiers essais atomiques de 1933 (fusion deutérium-tritium). La seconde découverte permit
aux ingénieurs de briser les atomes afin qu'ils libèrent leur énergie,
tandis que la troisième découverte apporta les effets toxiques et avec
elle tous les malheurs du monde Il
faut y ajouter des expériences de bombardement de l'uranium par des
neutrons effectués par Enrico Fermi en 1934, la résolution de problèmes
"techniques" liés à la radioactivité et la fission par Otto
Hahn et Lise Meitner en 1938 et des travaux théoriques complémentaires des
physiciens Niels Bohr, Otto Frish, Herbert Anderson et John Wheeler,
autant de grands noms qui marquèrent l'Histoire de la physique quantique. Quelques figurent
emblématiques des années 1930. De gauche à droite, le
Président Franklin Roosevelt alias FDR en 1933, Albert Einstein
en 1929, Robert J.Oppenheimer, concepteur de la machine
infernale et Enrico Fermi vers 1940. Devant l'usage que les militaires
firent de l'énergie nucléaire, les trois savants avouèrent
par la suite regretter d'avoir étudié l'atome. Mais qu'ils n'aient pas trop de
remords car si eux n'y avaient pas pensé, d'autres
l'auraient sans doute fait avec peut-être moins de
scrupules. Les découvertes sont en effet souvent des
phénomènes convergents auxquelles pensent quasi
simultanément différents groupes de chercheurs. Documents Librairie
du Congrès, AIP/Niels
Bohr Library, Domaine public et Acad.Sciences Suède. Historiquement,
le projet Manhattan débuta le
11 octobre 1938, lorsque Einstein rédigea une lettre,
dont Leo Szilard fit le brouillon, qu'il adressa au Président Roosevelt,
lui expliquant que les Nazis étaient en mesure de purifier l'uranium-235
et devaient bientôt disposer d'une bombe atomique extrêment puissante.
Einstein expliqua à Roosevelt qu'il pouvait également disposer d'une arme
atomique grâce à l'uranium extrait au Congo par la Belgique. Mais
Einstein regrettera toute sa vie de lui avoir envoyé cette
lettre. C'est
peu après avoir reçu ce courrier que le Président Roosevelt décida de
créer le projet Manhattan qui visait à créer cette bombe atomique le
plus rapidement possible. En 1939, en collaboration avec l'ingénieur
Vannevar Bush, il crée le National Defense Research Committee (NDRC) qui
développera le radar, le sonar et il créera le Comité Uranium dans le
but de lancer des programmes de recherche sur la fission de l'uranium.
C'est dans ce contexte qu'à l'Université de Columbia, Enrico Fermi créa
sa "pile atomique" à base d'uranium et de graphite. Avec son
équipe ils testèrent l'hypothèse d'Einstein, la réaction en chaîne et
la possibilité de créer une réaction explosive. Différents
comités verront le jour en 1940 dans le but de rassembler toutes les
compétences scientifiques, technologiques et militaires afin d'améliorer
les performances de la bombe. Pendant
que les Etats-Unis entrèrent en guerre en 1941 suite à l'attaque de
Pearl Harbour, les scientifiques commencèrent à produire les éléments
fissiles nécessaires à la fabrication de la bombe. Un laboratoire d'enrichissement de l'uranium fut
construit à Oak Ridge, dans le Tennessee. Le chimiste Harold C. Urey (que
l'on connaîtra plus tard pour son expérience sur la chimie prébiotique)
et ses collègues de l'Université de Columbia furent chargés d'élaborer
un système d'extraction fondé sur la diffusion gazeuse, tandis qu'Ernest
O. Lawrence de l'Université de Californie à Berkeley (UCB) et inventeur
du Cyclotron développa un processus permettant de séparer
magnétiquement les deux isotopes de l'uranium (puis du plutonium). Ensuite par
centrifugation, l'uranium-235, plus léger, fut séparé de l'uranium-238,
plus lourd et non fissile. La même opération fut réalisée avec le
plutonium. Cette manière d'enrichir l'uranium est
toujours appliquée de nos jours. Lorsque tout ce traitement excessivement
complexe fut terminé, il resta à tester le concept de la fission
nucléaire sur le terrain.
L'expérience
de Trinity Explosion
de la première bombe atomique à Trinity au Nouveau Mexique,
USA, le 16 juillet 1945 à 5:29:45 locale. Films enregistrés
depuis un abri situé à 3.3 km de distance. Explosion
de la bombe QT
de 1.3 MB Développement
de la boule de feu QT
de 880 KB En
1942, le Général de Brigade Leslie Richard Groves fut nommé directeur du
projet Manhattan à Los Alamos, au Nouveau Mexique, dans le but de
construire cette bombe atomique. Il demanda au Dr. Robert J. Oppenheimer de prendre
la direction scientifique des opérations. Ce dernier regrettera
également plus tard d'avoir jamais observé les atomes. Deux
combustibles nucléaires furent préparés simultanément, l'uranium-235
enrichi et le plutonium-239. Toutefois lors des tests préliminaires avec
le plutonium, on découvrit que le combustible fabriqué dans les cyclotrons n'était pas
assez pur et contenait une fraction trop importante de plutonium-240. Or
ce radioisotope émettant spontanément trop de neutrons, il risquait de
faire exploser la bombe prématurément. Le produit devait donc être
purifié, ce qui fut réalisé dès 1943. Nous
devons la conception des deux bombes aux travaux théoriques du
mathématicien John von Neumann qui s'occupa du profil de la bombe
d'Hiroshima et de Seth Neddermeyer qui proposa d'utiliser une charge
explosive pour comprimer la cavité de la bombe de Nagasaki et atteindre
ainsi plus rapidement le seuil de densité critique. Le
projet militaire fut bien gardé et tous les employés tenus au
secret : tous les services furent cloisonnés et, mises à part les plus
hautes autorités civiles et militaires, personne ne savait exactement sur quoi il
travaillait ni la finalité du projet. Par sécurité et pour éviter les curieux, le site de test
fut isolé en plein désert du Nouveau Mexique et son accès placé sous haute surveillance.
Le
"100-ton test" du 7 mai 1945. Il s'agit de la première explosion nucléaire américaine
instrumentée qui conduisit à la bombe A. Elle fut équivalente à l'explosion de 108t de
TNT et explosa à 1.5 km du point zéro de Trinity,
au Nouveau Mexique. Le
projet Manhattan coûta 2 milliards de dollars US (de l'époque) et réunit
en 3 ans 200000 personnes réparties dans 37 laboratoires secrets des
Etats-Unis. A titre de comparaison, la préparation du programme
Apollo coûta 5 milliards de dollars et fit appel à 400000 experts
mais s'étala sur 10 ans, entre 1963 et 1973 (ici aussi il s'agissait d'une
question d'ordre militaire et politique qui déclencha la course à la
Lune). Le
but ultime des expériences sera tenu secret jusqu'en mai 1945, époque à laquelle les militaires durent
effectuer les premiers essais en grandeur nature. Mais ici
encore seul le personnel d'Alamogordo eut vent de la finalité
du projet. Un premier tir d'essai de 108 tonnes
fut réalisé le 7 mai 1945 à Trinity pour tester les instruments. Cette bombe contenait 37 mille milliards de Becquerel (37 TBq soit 1000 curies) de produits
fissiles, de quoi tuer potentiellement quelque milliers de
personnes.
Le projet Manhattan trouva son apothéose le 16 juillet 1945
lorsqu'un flash brillant apparut dans le ciel d'Alamogordo. Il fut
visible à plus de 16 km de distance. L'explosion de la première bombe A dépassait toutes les
espérances et libéra une énergie estimée à environ 22000
tonnes de TNT (plus de 2200 camions de dynamite !). Mon
Dieu, qu'avons-nous fait ? : Hiroshima et Nagaski Fort
de cette expérience mais pris par le temps, les essais s'arrêtèrent là.
Ils étaient concluants. En représaille au raid de Pearl Harbour et pour éviter une longue et
difficile bataille sur le sol japonais ainsi que d'autres raisons funestes,
après avoir hésité sur la méthode à adopter, le nouveau Président
Harry Truman et son Etat-Major décidèrent de faire exploser une
bombe atomique sur une ville de réserve japonaise (c'est-à-dire une ville-garnison non bombardée par les raids
quotidiens) si l'armée nippone ne capitulait pas immédiatement. Ignorant
l'ultimatum avec dédain, les Japonais attendaient les Américains de pied
ferme sur leur territoire et planifièrent déjà des attentats suicides
pour sauver l'honneur de leur nation et de l'Empereur. Mais ils n'en
eurent pas le temps. Le
5 août 1945, sur la base américaine de Tianian située dans les îles
Mariannes au sud du Japon, une bombe A de 3900 kg baptisée "Little Boy" équivalente à
celle du projet Manhattan fut embarquée à bord du
bombardier B-29 "Enola Gay" piloté par le Colonel Paul W.
Tibbets. La quantité exacte d'uranium enrichi de cette bombe n'est pas
connue avec précision mais serait de 21 kg pour une puissance
équivalente à 12.5 kT de TNT. Le
Captaine William S. Parsons exigea que la bombe soit assemblée en
vol pour éviter tout risque d'explosion prématurée. Il s'entraîna
donc à son assemblage durant les 12 heures qui précédèrent sa
mission. Ci-dessus,
entourant le bombardier B-29 de P.Tibbets, des
photographies originales des bombes "Little Boy"
et "Fat Man". Documents Musée
National Atomique (ANM). Ci-dessous, à
gauche une réplique de "Little Boy" après sa
restauration qui dura toute une année à Wright-Patterson
AFB. Document Air Force Link.
Voici également les répliques conformes exposées à l'ANM dont la photographie
est signée par plusieurs des membres d'équipage des deux B-29; les pilotes Paul Tibbets et Charles
Sweeney, l'opérateur radio Richard Nelson, le copilote Fred Olivi, le
navigateur Dutch Van Kirk et l'armurier Morris
Jeppson. Voici une image
non signée. A droite une réplique de "Fat
Man" exposée sur le site de Trinity, sur la base de White
Sands Missile Range au Nouveau Mexique. A peine plus
grande qu'un homme, elles n'ont l'air de rien, mais
ensemble leur puissance représente l'équivalant de
l'explosion de 3 camions remplis de TNT (35 kT) ! D'autres
répliques sont également exposées dans plusieurs autres
musées américains. Le
6 août 1945 à 2h45 du matin, trois B-29 dont "Enola Gay"
décollèrent de l'île de Tianian, cap au 353. Un peu plus de cinq heures
plus tard, la radio leur annonça que la couverture nuageuse était très
faible au dessus de la ville d'Hiroshima. Par une ironie du sort, les sirènes
y annoncèrent la fin de l'alerte. En vue de
l'objectif, à 8h13 du matin par une belle journée ensoleillée, le Colonel
P.W.Tibbets donna l'ordre de lancer la bombe. Quelques minutes plus tard,
la bombe explosa à environ 580 mètres au-dessus d'Hiroshima tuant instantanément
entre 70000 et 135000 personnes. La rumeur raconte qu'une jeune fille aveugle vit
le flash de l'explosion à 200 km de distance. A
bord de l'Enola Gay, après avoir été ébloui par le flash et ressentit
l'onde de choc de la détonation, en voyant avec effroi la boule de feu
rougeoyante s'élever dans l'atmosphère au-dessus de la poussière et
former un immense champignon blanchâtre, le copilote Robert Lewis ne put
s'empêcher de s'exclamer : "Mon Dieu, qu'avons-nous fait ?" Ne
recevant aucune réaction officielle du Japon, trois jour plus
tard, le 9 août 1945 un second B-29 baptisé "Bockscar" décolla de
Tianan et lança à 11h02 locale une bombe au plutonium
baptisée "Fat Man" sur l'un des objectifs alternatifs, Nagasaki.
Bien que l'effet de la bombe fut partiellement étouffé par la
disposition de la vallée entourant la ville, elle tua instantanément
35000 personnes et en blessa autant. Le
Japon étant sur le point d'entrer également en guerre avec la Russie et
sa population étant à court de riz depuis plus d'un an déjà, face à
tous ces événements le 15 août 1945, Hiro-Hito, le 124eme empereur du
Japon, annonça la reddition de son pays sans condition. C'est
ainsi que le monde apprit rapidement que les villes ciblées par les deux
bombes avaient été rayées de la carte et leurs habitants tués, ce qui
est le risque de toute guerre, mais permit en contre-partie de mettre fin
à un conflit qui aurait certainement provoqué beaucoup plus de morts et
prolongé la guerre dans cette région du sud-est asiatique peut-être
durant des années comme on le connut par la suite en d'autres lieux,
notamment en Corée
(1950-53) et au Vietnam
(1957-75) pour lequel voici également un excellent
site anglophone. Le
commandant en chef de l'armée nippone n'accepta jamais d'avoir perdu son honneur à l'inverse des
autres membres de l'Etat-Major. Pour la population nippone ce fut
néamoins un grand soulagement. La capitulation
du Japon fut signée le 2 septembre 1945 à 9h du matin sur le pont du cuirassé USS
Missouri (BB-63) en rade dans la baie de Tokyo. La cérémonie se
déroula dans un silence quasi monacal, très lourd de sens. L'accord fut
signé en présence du Général McArthur représentant des Etats-Unis, des représentants de
l'URSS, du Royaume Unis, du Canada, de la France, de la Nouvelle
Zélande et bien sûr des représentants du Japon. A la fin de la
Cérémonie McArthur déclara : "Que Dieu préserve la paix". Les
représentants japonais quittèrent
le pont par un petit escalier, la tête basse et dans l'indifférence
générale. Quelque peu en avance sur le protocole (la cérémonie
s'étant prolongée suite au décalage de plusieurs signatures), à cet
instant des avions de l'USAF survolèrent la zone en signe de victoire. McArthur
quitta le pont et alla célébrer l'événement avec
les alliés. La Seconde guerre mondiale était terminée. La
fin de la guerre
En
signant l'acte de reddition, le Japon perdait plus que "la face" aux yeux du
monde. Hiro-Hito accepta le désarmement total de son
armée, l'occupation militaire de son territoire et la transformation
progressive de son régime impérialiste en démocratie (monarchie
constitutionnelle). Par la même occasion
il perdait les 3/4 des terres qu'il occupait en 1940, principalement sur le
territoire Chinois et sur une partie appartenant aujourd'hui à la Russie. Tous
les avoirs Japonais à l'étranger furent également bloqués. Seule
l'administration nippone resta en place faute de pouvoir la remplacer. Les
Etats-Unis furent considérés comme des héros. Au
total, la guerre contre le Japon fit 3 millions de morts et laissa 6 millions de
sans-abris. Les Etats-Unis héritèrent d'un pays au bord du chaos. L'Empereur
Hiro-Hito ne sera pas déféré devant le Tribunal des criminels
de guerre, comme MacArthur s'y était tout d'abord engagé. Dans
les années qui suivirent et durant plus d'une décennie, le peuple
américain garda une animosité envers tous les ressortissants japonais
qui avaient émigrés aux Etats-Unis ou qui vivaient antérieurement sur
son territoire. Toujours prêt à défendre Uncle Sam, Hollywood les caricatura de manière
offensante et raciste au point que même le célèbre karateka Bruce Lee en fit
allusion après être devenu célèbre. L'Europe
fut plus modérée mais elle partagea le même sentiment de répulsion
envers les Japonais. Ici comme ailleurs, les mariages
consanguins par exemple avec des Japonaises étaient vu d'un très mauvais oeil. C'est
arrivé à un tel point aux Etats-Unis qu'un certain nombre de
ressortissants américains d'origine japonaise furent placés dans des
camps en Californie afin de les protéger de la violence de la
population.
Signe
du statut financier de la société, le building de Sony à Tokyo
(Ginza). Documents TAISEI et R.Sandow. Mais
le Phoenix allait renaître de ses cendres. Blessé, pauvre, affaiblit
et isolé, le Japon se redressa d'abord timidement puis fièrement et
reforma même une armée à vocation soi-disant civile. Le Japon devint
rapidement une puissance économique mondiale.
Tout commença en 1955
lorsque Ibuka et son partenaire Morita créèrent une petite société,
jeune et commercialement très agressive appelée Tokyo Tsushin Kogyo.
Ses produits seront vendus sous la marque Sonus. Non ça sonnait mal
pour les occidentaux... ce sera Sony.
En concurrence directe avec Texas Instruments, elle proposa sur les
marchés américain et européen un nouveau transistor de poche
modèle TR-55. Le "Made in
Japan" allait marquer de son empreinte les routes commerciales des grandes puissances et
bouleverser l'axe commercial de la planète. Aujourd'hui les produits
japonais ont envahi le marché.
En 2004,
Sony fit un
bénéfice brut de 20 milliards de dollars ! Avec
le recul tout le monde est bien heureux de profiter de la technologie japonaise.
Par leur qualité, leurs produits grand public sont plus fiables et se vendent
globalement mieux que les produits concurrents fabriqués en Europe ou aux
Etats-Unis (rien que les 3 premières marques automobiles sont asiatiques depuis
plusieurs années et en matière de matériel électronique, le Japon reste en
tête des ventes).
Mais quelques nuages noirs planent à nouveau au-dessus
de nos frères San, à se demander si c'est encore le "zéro défaut" ou plutôt la
"croissance zéro" qui qualifie le mieux le pays du Soleil
levant. Aujourd'hui le Japon n'est plus un ennemi. Nous nous méfions
plutôt du "Made in Taiwan". Aujourd'hui
les sites d'Alamogordo et Trinity sont devenus des musées et le site de
tir a été abandonné au profit de NTS
au Névada (tout près de la Zone 51 et la
Vallée de la Mort), la ville d'Alamogordo
abritant essentiellement une bibliothèque assez bien visitée rassemblant
100000 articles. Les multiples installations qui existaient déjà à
l'époque du projet Manhattan sont aujourd'hui gérées par le
Département de la Défense (DoD) ou celui de l'Energie (DOE) : le Laboratoire National de Los Alamos (LANL),
celui de Hanford, Oak Ridge (ORNL),
le National Security Complex Y-12 et
quelques autres sites. La recherche et développement en matière
nucléaire n'est pas terminée pour tout le monde et nous en avons eu la
triste expérience récemment en Irak ainsi que dans les Balkans. Ceci
dit, cette recherche a également heureusement des retombées dans divers
domaines civils, en particulier en médecine nucléaire qui profite
énormément des recherches appliquées (traitement des cancers, scanners,
etc).
Dernier
chapitre
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