SOUS UNE BONNE ETOILE
ou une étoile nommée Soleil

 
4 - COMPOSITION INTERNE

L’intérieur du Soleil est constitué de deux zones caractérisées plus particulièrement par leur mode de transfert d’énergie :
La zone radiative, avec 98% de la masse du Soleil dont 70% pour le noyau, représente un volume sphérique de rayon : 0,7 R¤ .

La température du noyau aux environs de 15,6 x 106 de degrés pour une densité de 150 g/cm3, permet le déclenchement des réactions thermonucléaires.

Le transfert de cette énergie issue de la transmutation de l’hydrogène en hélium se fait surtout par rayonnement.
Par le jeu des innombrables interactions avec les électrons, les photons sont émis, absorbés, réémis et réabsorbés à des longueurs d’onde de plus en plus grandes.

Ils finissent par apparaître et s’échapper à la surface du Soleil sous forme de rayonnement.

Les simulations montrent qu’il s’écoule environ 1 million d’années à partir de leur première émission au centre du Soleil et leur arrivée au niveau de la photosphère, par suite du parcours moyen entre deux interactions estimé à 1 cm, mais qui est orienté à chaque fois au hasard.

La zone convective, sous-jacente à la photosphère révèle des mouvements de matière sous forme d’une super granulation interprétés comme une activité convective.

Cette zone de convection à grands mouvements est intéressante à double titre, d’une part, en regard de son efficacité à évacuer l’énergie, mais surtout parce qu’elle est traversée par des tubes de forces responsables de l’activité solaire et donc de l’apparition des taches.

Les gaz y sont relativement plus froids et moins ionisés que ceux de la zone radiative et ne sont donc plus capables d’absorber les photons en provenance de l’activité radiative.

Les gaz transportent l’énergie vers la photosphère sous forme d’immenses boucles de convection où ils perdent de l’énergie, ce qui les amène à replonger vers le fond et à recommencer un nouveau cycle de brassage.

La dimension des cellules convectives est liée à la profondeur du mouvement de convection.

Si une granulation de 1000 km correspond à une convection peu profonde, les mouvements associés à la super granulation et localisés au niveau moins 30 000 km semblent correspondre à des cellules convectives d’environ 100 000 km que l’on espère pouvoir observer, mais sans résultat encore très probant.

La difficulté provient de la faible vitesse de déplacement de la matière au sein des cellules convectives qui circule en circuit fermé et donc du temps pour aller du bas vers le haut de la cellule.

Cette durée, d'environ un mois est voisine de la période de la rotation solaire, ce qui ne facilite pas l'observation de ces mouvements de matière

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